Pourquoi ouvrir une assurance-vie à son enfant ?

Par Le Particulier, le 11 mai 2017

L’assurance-vie est un excellent moyen d’épargner pour un enfant. Le contrat permet de lui constituer un capital dont il pourra profiter dans un cadre fiscal avantageux à sa majorité.
 

 
 
 
 
 
 
 

Pour préparer son avenir

Face aux incertitudes de la vie, de plus en plus de parents souhaitent épauler leur progéniture financièrement. Nombreux sont ceux qui leur ouvrent un livret A ou un livret Jeune dès leur plus jeune âge. Peu pensent à l’assurance-vie. Pourtant, vous pouvez facilement souscrire un contrat au nom de votre enfant mineur.

Cette solution est même préférable pour valoriser un capital dans la durée, l’assurance-vie offrant des perspectives de rémunération bien supérieures à celle de l’épargne réglementée. Versées petit à petit, les sommes épargnées pourront lui permettre de financer ses études supérieures, son permis de conduire ou sa première acquisition immobilière.

Pour l’aider... en gardant le contrôle

Pour ouvrir un contrat d’assurance-vie à un enfant mineur, les établissements financiers proposent généralement le montage suivant. Vous commencez par lui donner une somme d’argent, puis vous lui imposez dans un « pacte adjoint » de la réinvestir dans une assurance-vie. Le recours à un notaire est évidemment conseillé pour sécuriser l’opération, même si ce n’est pas obligatoire.

L’intérêt est double. D’une part, les donations entre parents et enfants bénéficient d’un abattement fiscal de 100 000 €, renouvelable tous les 15 ans (plus tôt vous commencez, plus vous optimisez). D’autre part, vous pouvez insérer une clause de gestion dans le pacte, qui vous permet de garder la main sur les fonds placés pendant la minorité de votre enfant. Vous pouvez également intégrer une clause d’inaliénabilité précisant qu’il ne pourra pas les percevoir avant un certain âge (20 ans, par exemple).

Pour tirer profit du temps qui passe

Si vous vous y êtes pris suffisamment tôt, votre enfant pourra profiter de la fiscalité avantageuse des contrats d’assurance-vie de plus de 8 ans lorsqu’il sera majeur. En fonction de ses besoins, il pourra alors récupérer son épargne en franchise d’impôt, en procédant à des retraits d’argent ponctuels ou réguliers.

Les gains récupérés seront, en effet, exonérés d’impôt (pas des prélèvements sociaux, actuellement de 15,5%) à hauteur de 4 600 € par an (le double s’il est marié ou pacsé). Et s’il retire tout son argent, il pourra soumettre la fraction des intérêts qui dépasse cette limite à une imposition réduite à 7,5% seulement (hors prélèvements sociaux). Dépêchez-vous de prendre date.