Assurance-vie : un eldorado fiscal ?

Par Le Particulier, le 11 mai 2017

Véritable couteau suisse, l'assurance-vie vous permet de vous constituer une épargne à votre rythme. Votre argent est investi sur des supports variés et reste récupérable à tout moment, pour vous faire plaisir ou concrétiser un projet. Elle constitue également un outil performant pour préparer votre retraite ou pour transmettre votre patrimoine lorsque vous serez 6 pieds sous terre.Quel que soit votre objectif, c'est l'instrument idéal pour faire fructifier vos économies à l'abri du fisc... ou presque !

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Votre argent est investi sur des supports variés et reste récupérable à tout moment, pour vous faire plaisir ou concrétiser un projet. Elle constitue également un outil performant pour préparer votre retraite ou pour transmettre votre patrimoine lorsque vous serez 6 pieds sous terre. Quel que soit votre objectif, c’est l’instrument idéal pour faire fructifier vos économies à l’abri du fisc… ou presque !

Une « enveloppe fiscale »

Tant que vous n’y touchez pas, les revenus générés par votre assurance-vie échappent aux impôts. Résultat : votre épargne est mieux valorisée car vos gains sont intégralement réinvestis. Petit bémol, les intérêts produits par le fonds en euros sécurisé de votre contrat sont soumis aux prélèvements sociaux chaque année (15,5% actuellement). Les gains produits par les fonds en unités de compte, en revanche, y sont soumis uniquement lorsque vous les récupérez.

Tout vient à point à qui sait attendre

Plus vous patientez pour retirer de l’argent de votre assurance-vie, moins vos gains sont fiscalisés. Sur un contrat de plus de 8 ans, vous pouvez même en prélever 4 600 € tous les ans en franchise d’impôt, le double si vous êtes marié ou pacsé.

Si vous dépassez cette limite, vous pouvez opter pour l’imposition du surplus à 7,5%, ce qui est toujours plus intéressant que de subir le barème progressif de l’impôt sur le revenu, plutôt dissuasif celui-là. Pour un contrat plus jeune, vos gains sont imposables au premier euro à 35% si vous détenez le contrat depuis moins de 4 ans ou à 15% si vous le détenez depuis moins de 8 ans.

Un héritage défiscalisé

Le pactole placé sur votre contrat d’assurance-vie  sera transmis aux bénéficiaires de votre choix à votre décès : famille, ami… Ce capital ne sera pas réintégré dans votre succession. Dommage pour le Trésor Public, tant mieux pour vos bénéficiaires.

La part reçue par chacun sera uniquement soumise à une imposition forfaitaire réduite si elle dépasse un certain montant. Et encore, pas toujours ! N’attendez toutefois pas la fin de votre vie pour leur témoigner votre amour, car les sommes placées sur votre contrat après 70 ans seront beaucoup plus lourdement fiscalisées.